Une nouvelle vie en toute sérénité
Là où je pensais perdre la vie… j’ai appris à la retrouver
Bonjour,
Je ne suis pas ici aujourd’hui en tant que spécialiste.
Je suis ici en tant qu’être humain.
En tant que personne qui, un jour, a entendu un mot qui fait peur : dialyse.
Ce mot… je ne le comprenais pas vraiment.
Mais je ressentais ce qu’il portait : la peur, l’inconnu, la perte.
Comme beaucoup, j’ai cru que c’était la fin de quelque chose.
La fin d’une liberté.
La fin d’une vie “normale”.
Peut-être même, un peu, la fin de moi.
Et puis… il y a eu la réalité.
Le mot “dialyse” vient du grec dialusis, qui signifie “séparer”.
Séparer les déchets du sang… (pour éviter l’effondrement total)
Mais pour moi, ça a aussi été une séparation intérieure :
séparer mes peurs de la réalité, mes croyances de l’expérience.
Parce que ce que j’ai découvert…
c’est que la dialyse ne m’a pas enlevé la vie.
Elle me l’a rendue.
Avant, j’étais fatigué. Vidé. Absent à moi-même.
Mon corps parlait… mais je n’écoutais plus vraiment.
Et un jour, la dialyse est arrivée.
Pas comme une punition.
Mais comme un passage.
Un passage exigeant, oui.
Un cadre, une discipline… parfois lourd.
Mais aussi un espace.
Un espace pour respirer à nouveau.
Un espace pour ressentir.
Un espace pour me retrouver.
On parle souvent de ce que la dialyse impose.
Mais on parle moins de ce qu’elle permet.
Elle permet de continuer.
De voir grandir ses proches.
De rire encore.
D’aimer.
De créer.
D’exister… pleinement.
Et surtout, elle m’a appris quelque chose d’essentiel :
Il y a une différence immense entre subir et choisir.
Je n’ai pas choisi d’être malade.
Mais j’ai choisi de vivre avec.
J’ai choisi de ne plus voir la dialyse comme une contrainte…
mais comme une alliée.
Et ce jour-là, tout a changé.
Parce que quand on change de regard…
ce qui semblait être une limite devient un appui.
Aujourd’hui, je ne dirais pas que c’est facile.
Mais je peux dire que c’est vivant.
Et si vous devez retenir une chose de ce moment, c’est celle-ci :
Parfois, la vie ne nous demande pas d’être plus forts…
elle nous demande juste d’être plus présents.
La dialyse, pour moi, ce n’est pas une fin.
C’est une seconde chance.
Une autre manière de vivre.
Peut-être plus consciente.
Peut-être plus essentielle.
Mais profondément… intensément… vivante.
Merci à vous de m’avoir lue,
Toute ma gratitude aux infirmières et aide soignantes de leurs patiences,
Une grande reconnaissance aux médecins qui on veiller sur le bon déroulement des soins et a
la psychologue pour son humanisme, son écoute attentive et, bienveillante
Jean-Pierre Pantaléo après trois mois de Dialyse